IA dans le cinéma et l’audiovisuel : une offre de formation en structuration
Le CNC et l’AFDAS publient une étude réalisée par CMI Stratégies, sur l’offre de formation à l’intelligence artificielle (IA) dans le cinéma, l’audiovisuel, l’animation et le jeu vidéo. Elle met en évidence un écosystème en mutation rapide, où les besoins en compétences évoluent plus vite que les dispositifs de formation.
Des métiers déjà transformés par l’IA
L’étude confirme que l’IA a un impact immédiat sur les pratiques professionnelles, malgré une adoption encore hétérogène. Elle favorise une hybridation des compétences entre profils créatifs et techniques, tout en faisant émerger de nouveaux métiers spécialisés.
Parallèlement, les professionnels évoluent vers des logiques de curation et de supervision des contenus générés, avec, en perspective, des effets possibles sur l’emploi, notamment pour les postes juniors.
Une offre de formation encore fragmentée
L’offre apparaît en cours de structuration, marquée par des approches contrastées :
Près d’un tiers des établissements n’affichent pas encore d’intégration de l’IA, signe d’un secteur encore en phase d’ajustement.
Des fondamentaux pédagogiques partagés
Malgré cette diversité, plusieurs invariants se dégagent :
Des attentes fortes et des défis à relever
Si la satisfaction des apprenants est élevée, des attentes persistent, notamment sur la spécialisation des contenus et la prise en compte des enjeux juridiques, éthiques et organisationnels.
Côté acteurs de la formation, plusieurs défis structurants émergent : mise à jour continue des compétences, coûts technologiques élevés, adaptation du cadre réglementaire.
Vers une spécialisation progressive de l’offre
L’étude anticipe une montée en puissance et une spécialisation des formations à l’IA, par métier et niveau d’expertise. Dans ce contexte, la formation apparaît comme un levier central pour accompagner les transformations du secteur.
>>> Consultez l'étude sur la formation aux usages de l'IA dans les secteurs du cinéma et de l'audiovisuel :
En Corse, la valorisation du patrimoine et les activités culturelles, sportives et de loisirs poursuivent leur développement, tout en faisant face à des défis structurels.
Réalisée par le cabinet Paradoxes, cette étude prospective permet d’identifier les évolutions de l’emploi et les besoins en formation en Corse dans les secteurs relevant du périmètre de l’Afdas.
Caractéristiques démographiques
Avec 347 600 habitants, la Corse connaît une croissance démographique soutenue, trois fois plus importante que sur le continent. Cette progression est portée par les flux migratoires sur un territoire marqué par un vieillissement de la population où un habitant sur quatre a plus de 65 ans.
Ce contexte accentue les enjeux de renouvellement des effectifs pour les entreprises relevant du périmètre de l’Afdas : culture, industries créatives, médias, communication, télécommunications, sport, tourisme, loisirs et divertissement.
Le tourisme au cœur de l’économie
19 % des salariés sont saisonniers, soit une proportion six fois supérieure à la moyenne nationale. Cette forte saisonnalité de l’emploi entraîne d’importantes difficultés de recrutement et de fidélisation des salariés : seuls trois saisonniers sur dix reviennent travailler dans la même entreprise d’une année sur l’autre. Elle contribue également à une précarité structurelle du marché du travail et à une dépendance accrue à une main-d’œuvre extérieure.
Son patrimoine culturel : un potentiel
460 établissements culturels génèrent 3 400 emplois salariés
Le dynamisme culturel de l’île se manifeste également par un patrimoine riche, avec plus de 140 équipements culturels.
70 festivals sont organisés tout au long de l’année. La discipline dominante est la musique, suivie du cinéma et enfin du spectacle vivant. Ce nombre élevé de manifestations atteste du dynamisme de l’emploi dans les secteurs couverts par l’Afdas.
Cependant, le tissu économique reste composé majoritairement de petites structures, souvent associatives et très dépendantes de financements publics ou de l’activité touristique.
Six pistes d’action pour accompagner les mutations
Face à ces constats, l’étude identifie six leviers d’action, articulés autour de quatre grands objectifs :
1. Renforcer l’attractivité des métiers et soutenir les structures
2. Adapter l’offre de formation
3. Sécuriser les parcours des saisonniers
4. Soutenir les artistes-auteurs et intermittents
Cette action s’inscrit dans le cadre l’Engagement de Développement de l’Emploi et des Compétences (EDEC) régional intersectoriel Culture, Communication, Sport et Tourisme signé entre l’Afdas et la Direction Régionale de l’Economie, de l’Emploi, du Travail et des Solidarités (DREETS) de Corse.

>>> Consultez le rapport complet et la synthèse de l'étude prospective en Corse :
Dans un contexte de forte évolution des métiers et de tensions de recrutement dans la filière des infrastructures numériques, relevées dans l'étude prospective des besoins en emplois et compétences à l'horizon 2030, l’Afdas publie une étude d’opportunité de créer un dispositif de développement des compétences, pour les techniciens de la filière, réalisée par le cabinet Paradoxes.
Une filière en forte transformation
Pilier de la transformation numérique, la filière des infrastructures numériques regroupe les activités liées aux réseaux télécoms, aux data centers et aux équipements connectés.
Portée par des chantiers majeurs (fibre, 5G, IoT, data centers), elle connaît une croissance soutenue, avec des besoins en compétences en constante évolution.
Des besoins en techniciens en hausse
Les techniciens sont au cœur de ces transformations. Leurs missions couvrent l’installation, la maintenance et l’optimisation des réseaux.
Les effectifs pourraient passer de 47 000 à 60 000 d’ici 2030, avec une montée en puissance des besoins dans la maintenance, les data centers et les équipements connectés.
Des compétences de plus en plus transversales
Au-delà des expertises techniques, les entreprises recherchent des compétences communes :
Les savoir-être deviennent également essentiels : autonomie, rigueur, adaptabilité et sens du service.
Des difficultés de recrutement persistantes
La filière fait face à un manque de candidats formés et à un déficit de visibilité des métiers. Les entreprises compensent par des formations internes, mais peinent à répondre à la demande croissante.
L’attractivité et la structuration des parcours de formation apparaissent comme des enjeux majeurs.
Une offre de formation encore inadaptée
L’étude montre qu’aucune certification actuelle ne couvre pleinement les besoins :
Ce manque de lisibilité limite la mobilité et l’employabilité des techniciens.
Vers une certification dédiée
La création d’un dispositif de développement des compétences, notamment certifiant, permettrait :
Cette étude s'inscrit dans le cadre de l’EDEC « Métiers des infrastructures numériques » signé entre l’Etat, l'Afdas, Constructys, et les branches concernées.

>>> Consultez l'étude d’opportunité de créer un dispositif de développement des compétences, pour les techniciens de la filière des infrastructures numériques :
Véritable outil à destination des petites et moyennes entreprises qui souhaitent mieux cerner et développer leurs compétences internes, mais aussi des demandeurs d’emploi et salariés en projet de reconversion.
La nouvelle cartographie des métiers des Espaces de Loisirs, d’Attractions et Culturels (ELAC) est en ligne.
Retrouvez 61 fiches métiers, classées et regroupées en 12 familles de métiers permanents et saisonniers :
Le partenariat entre les branches professionnelles des ELAC et France Travail, avec l’appui de l’Afdas, a aussi permis l’actualisation d’une cinquantaine de fiches du MétierScope et la création de 8 nouvelles fiches métiers :
>>> Visionnez la restitution de la cartographie des métiers des espaces de loisirs, d'attractions et culturels en vidéo 7 minutes chrono
L’EDEC « Grands Événements Culturels et Sportifs » (GECS), signé en 2020 par l’État, les opérateurs de compétences Afdas et AKTO, 23 branches professionnelles et le comité d’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, visait à anticiper les besoins en compétences et en emplois liés à l’organisation de grands événements en France. Une évaluation finale permet aujourd’hui d’en dresser les principaux enseignements.
Des actions pour anticiper les besoins en compétences et en recrutement
Le dispositif s’articulait autour de trois axes : identifier les compétences nécessaires aux grands événements, accompagner les entreprises dans leurs recrutements et renforcer l’attractivité des métiers.
Sur quatre ans, 13 actions ont été mises en œuvre, portées par l’Afdas, AKTO ou conjointement. Elles ont donné lieu à la réalisation d’études, à la conception de parcours de formation et d’ingénierie de compétences, au développement d’outils à destination des entreprises et à la mise en place d’actions de promotion des métiers. Certaines initiatives ont également permis d’expérimenter de nouveaux dispositifs pour faciliter les recrutements ou améliorer la qualité de la relation avec les publics lors des événements.
Des résultats encourageants malgré un contexte complexe
L’évaluation met en évidence un taux de réalisation élevé des actions et de mobilisation des financements, malgré un contexte marqué par la crise sanitaire et la préparation des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024.
Les actions menées ont permis de produire des ressources opérationnelles pour les entreprises et les professionnels, notamment des parcours de formation, des outils d’accompagnement et des démarches d’appui-conseil. Plusieurs initiatives ont déjà montré leur pertinence et leur utilité pour les acteurs des secteurs concernés.
Le rapport souligne l'importance des enjeux de diffusion et de valorisation de certains outils encore peu connus, ainsi que la nécessité d’adapter certaines ressources fortement liées aux Jeux olympiques afin de pouvoir les mobiliser pour d’autres événements.
Ces travaux offrent ainsi des enseignements utiles pour de futurs dispositifs interbranches, notamment en matière de gouvernance, de mobilisation des acteurs et de pérennisation des actions engagées.

>>> Consultez le rapport et la synthèse de cette évaluation de l'EDEC Grands évènements culturels et sportifs :
Hôtellerie de plein air : une cartographie actualisée
La Commission Paritaire Nationale de l’Emploi et de la Formation Professionnelle (CPNEFP) de la branche de l’hôtellerie de plein air a conduit des travaux d’actualisation et de complément de sa cartographie des métiers.
Ces travaux s’inscrivent dans un contexte de transformation profonde du secteur et répondent à des enjeux majeurs en matière d’emploi, de compétences et d’attractivité des métiers.
Un secteur en pleine transformation
Avec 3 300 entreprises (dont 93 % de TPE) et 49 300 salariés, l’hôtellerie de plein air occupe une place majeure en Europe. En 2024, le secteur représente 141 millions de nuitées, confirmant son dynamisme.
Ces dernières années, le secteur a fortement évolué : montée en gamme des hébergements, développement des services (animation, restauration…), digitalisation du parcours client, et transition écologique.
Des enjeux forts en emploi et compétences
La forte saisonnalité (seuls 8 % des campings ouverts à l’année) et la polyvalence des équipes posent des défis importants : recrutement, fidélisation des saisonniers, professionnalisation des salariés et attractivité des métiers.
Dans ce contexte, renforcer la visibilité des métiers et accompagner les parcours professionnels constitue un enjeu stratégique pour la branche.
Une cartographie enrichie : 35 métiers recensés
Fruit d’entretiens avec des professionnels du secteur, la cartographie actualisée recense désormais 35 métiers, dont 21 nouvelles fiches, regroupés en 5 familles :
Direction et support
Accueil et réception
Technique et entretien
Loisirs et animation
Restauration, vente et services annexes
Un outil opérationnel pour tous les acteurs
La cartographie constitue un levier concret pour :
Mieux définir les besoins en compétences
Rédiger des offres d’emploi plus attractives
Identifier les passerelles entre métiers
Soutenir la stratégie emploi-formation de la branche
Alignée sur les référentiels ROME 4.0 et Métierscope, elle contribue à valoriser les métiers et à attirer de nouveaux talents.
>>> Visionnez la restitution de la cartographie des métiers de l'hôtellerie de plein air en vidéo 7 minutes chrono
>>> (Re)Découvrez Ma Carrière Camping : offres d’emplois, offres de stages, témoignages de professionnels
>>> Pour aller plus loin, consultez l’étude sur l’emploi saisonnier des branches dont les activités sont liées au tourisme
>>> Consultez la synthèse de la cartographie et l'ensemble des fiches métiers de l’hôtellerie de plein air :
La montée en puissance de l’intelligence artificielle (IA), et notamment de l’IA générative, constitue un enjeu majeur pour les Organisations de Gestion de la Destination (OGD), engagées dans des missions de service public au service des territoires.
Réalisée par Matrice, cette étude a été initiée par ADN Tourisme, fédération nationale représentant plus de 1 200 OGD en France, soit environ 12 700 professionnels. Avec l'appui technique de l’AFDAS, ADN Tourisme a engagé une réflexion stratégique afin de mieux comprendre les impacts concrets de l’IA sur les métiers du tourisme institutionnel.
Une étude pour anticiper les transformations du tourisme institutionnel
L’objectif général de cette étude est d’observer et d’anticiper les effets de l’IA générative sur :
Cinq enseignements clés sur l’IA générative et le tourisme institutionnel
1. L’IA comme révélateur des tensions organisationnelles existantes
Les effets de l’IA ne s’inscrivent pas dans une rupture brutale ni dans une substitution massive des emplois.
Ils prolongent des dynamiques numériques déjà à l’œuvre, tout en révélant des tensions organisationnelles préexistantes.
2. Des usages déjà réels mais fragmentés
L’IA est déjà présente dans les OGD, sous une forme hétérogène et expérimentale.
Les initiatives restent souvent isolées, sans déploiement structuré à l’échelle nationale.
3. Une reconfiguration de la relation aux visiteurs
L’IA modifie la relation entre visiteurs et OGD.
Les touristes peuvent désormais arriver avec des contenus générés par IA, parfois éloignés de la réalité du territoire.
Dans ce contexte, le rôle de tiers de confiance des OGD se renforce.
4. Le véritable cœur de la transformation : la gestion des données
La capacité à intégrer efficacement l’IA dépend avant tout de la qualité des données :
Gouvernance, interopérabilité et fiabilité deviennent des enjeux structurants.
5. Les compétences à renforcer : territoire, données, relations
L’étude met en évidence un triptyque de compétences à consolider :
Trois scénarios prospectifs à horizon 2028
L’étude propose trois trajectoires possibles :
L’étude invite à :
L’IA ne remplace pas les métiers, elle déplace le travail
L’IA générative ne remplace pas les métiers des OGD : elle en déplace le centre de gravité.
Elle accélère certaines tâches, mais accroît surtout les exigences de fiabilité, de médiation et de responsabilité.
Dans un contexte où l’information circule vite, parfois de manière erronée, les OGD voient leur rôle stratégique se renforcer : celui de garants de la donnée touristique territoriale, au service des visiteurs, des partenaires et des territoires.
>>> Consultez le rapport et la synthèse de l'étude Impact de l’IA sur les métiers du tourisme au sein des Organisations de Gestion de la Destination (OGD) :
Ces dernières années, l’exploitation cinématographique a connu de profondes mutations. Numérisation des équipements, évolution des usages et des attentes du public, crise sanitaire, prise en compte des enjeux environnementaux : autant de facteurs qui ont redéfini l’organisation des salles de cinéma et les compétences mobilisées au quotidien.
Dans ce contexte de transformation accélérée, la branche de l’exploitation cinématographique, avec l’appui de l’Afdas, a engagé une étude stratégique afin de mieux comprendre les évolutions à l’œuvre et d’anticiper les besoins futurs en emplois et en compétences.
Pilotée par la Commission Paritaire Permanente de Négociation et d’Interprétation (CPPNI), réunissant les organisations syndicales de salariés et d’employeurs avec l’appui technique de l’Afdas, et réalisée par le cabinet Obéa, cette étude repose sur une analyse documentaire approfondie et sur une trentaine d’entretiens menés auprès de professionnels représentant la diversité des métiers des salles de cinéma.
L’objectif est double : dresser un état des lieux actualisé des métiers et compétences, et fournir des clés de lecture partagées pour accompagner durablement les transformations du secteur.
Deux enjeux majeurs se dégagent
Adapter les métiers aux nouveaux enjeux : certains postes traditionnels évoluent, voire disparaissent, tandis que de nouvelles expertises émergent, notamment en marketing digital, analyse de données ou technologies immersives.
Réinventer les pratiques RH : concilier flexibilité organisationnelle et fidélisation des talents, gérer la polyvalence tout en développant des spécialisations ciblées et stratégiques, constitue un défi central pour les exploitants.
Trois constats clés issus des travaux
La transformation des métiers techniques.
La numérisation des équipements a profondément modifié les techniques de projection. Le métier de projectionniste a évolué vers celui de technicien polyvalent, combinant compétences audiovisuelles, informatiques et de maintenance. Pour autant, la numérisation ne signifie pas automatisation complète : l’intervention humaine reste essentielle pour la qualité de l’image, du son et des réglages.
La montée en polyvalence.
Particulièrement marquée dans les petites et moyennes exploitations, la polyvalence est devenue une réalité structurante. Les frontières entre technique, accueil et gestion s’estompent, un même salarié pouvant intervenir sur plusieurs dimensions de l’activité.
L’enjeu de valorisation des salles.
Face à la concurrence des autres pratiques culturelles, les cinémas réaffirment leur rôle de lieux d’expérience collective, de médiation culturelle et de lien social. L’émotion partagée et la convivialité constituent un atout différenciant majeur pour le secteur.
Quatre grandes familles de métiers
La cartographie des métiers permet d’établir un état des lieux précis des fonctions, responsabilités et compétences mobilisées aujourd’hui. Elle permet d’identifier les profils clés, de repérer d’éventuelles tensions de recrutement et de mieux comprendre les dynamiques professionnelles du secteur.
Elle répertorie 21 fiches métiers contenant description, missions principales, savoir-faire, savoir-être, savoirs, voies d’accès et environnement de travail. Quatre grandes familles de métiers se dégagent.
Les métiers de l’accueil, au cœur de l’expérience spectateur. L’agent de cinéma devient un facilitateur d’expérience, orienté vers le conseil personnalisé et la relation client.
Les métiers de la technique, de la maintenance et de la sécurité, garants de la qualité de diffusion et du bon fonctionnement des équipements.
Les métiers de l’encadrement et de la gestion de site, regroupant assistants, responsables et directeurs, avec des parcours d’évolution désormais bien identifiés.
Les fonctions « Siège et support », incluant notamment le programmateur – métier spécifique à la branche – ainsi que les fonctions transverses (Marketing, RH, RSE), surtout présentes dans les structures de grande taille.
À la fois analytiques et opérationnels, les résultats de l’étude et la cartographie des métiers fournissent à la branche de l’exploitation cinématographique des repères partagés et des leviers concrets pour s’adapter avec agilité et renforcer sa pérennité dans un environnement en constante évolution.
>>> Consultez le site de la cartographie des métiers de l’exploitation cinématographique
>>> Visionnez la restitution de la cartographie des métiers de l'exploitation cinématographique en vidéo 7 minutes chrono
>>> Retrouvez le rapport et la synthèse des travaux sur la cartographie des métiers de l’exploitation cinématographique :
La 3e édition de l’enquête des Besoins en Métiers et Compétences (BMC) menée par l’Afdas, fondée sur les données collectées en septembre / octobre 2025 auprès de 9 380 entreprises, dresse un état des lieux nuancé des dynamiques d’emploi dans les secteurs de la culture, des industries créatives, des médias, de la communication, des télécommunications, du sport, du tourisme, des loisirs et du divertissement.
Dans un contexte marqué par des incertitudes économiques et budgétaires, les intentions de recrutement reculent, sans pour autant effacer les besoins structurels en compétences.
1 répondant sur 3 envisage au moins un recrutement en 2026.
Cette baisse par rapport aux éditions précédentes traduit une forme d’attentisme, renforcée par une visibilité économique limitée.
>>> Pour aller plus loin : consultez les enquêtes Besoins en métiers et compétences 2023 et 2024
Pour autant, l’enquête recense un volume significatif de projets (48%) portés par des entreprises et structures de moins de 11 salariés.
Les formes d’emploi restent fortement marquées par la saisonnalité et les contrats courts, en particulier dans le tourisme, les loisirs et l’hôtellerie de plein air.
Les difficultés de recrutement, bien qu’en léger recul, restent élevées.
Elles s’expliquent d’abord par l’inadéquation entre les profils disponibles et les compétences attendues, mais aussi par des conditions de travail jugées atypiques ou une localisation peu attractive.
Certains secteurs comme la publicité, la presse ou les télécoms, concentrent des tensions particulièrement fortes.
L’enquête met en lumière des transformations profondes des besoins en compétences.
Les employeurs recherchent en priorité des compétences techniques « cœur de métier », mais la maîtrise des outils numériques progresse fortement, tout comme l’intérêt pour l’intelligence artificielle, encore inégalement réparti selon les secteurs. Ces évolutions confirment le rôle central de la formation pour accompagner les transitions en cours et sécuriser les parcours professionnels dans des secteurs en constante mutation
Cette action s’inscrit dans le cadre de l’EDEC (Engagement de Développement de l’Emploi et des Compétences) intersectoriel Afdas. Il a été signé par le ministère du Travail et des Solidarités, le ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, le ministère de la Culture, les 31 branches professionnelles des secteurs de la culture, des industries créatives, des médias, de la communication, des télécommunications, du sport, du tourisme, des loisirs et du divertissement et par l’Afdas, afin d’accompagner les branches professionnelles et répondre à leurs enjeux de maintien et de développement des compétences des entreprises et des salariés.

>> Consultez les résultats par secteurs et régions
>> Retrouvez le rapport de l’enquête 2025 :