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Les compétences transversales fondamentales pour l’évolution du secteur des Télécommunications et des nouveaux métiers émergents

Pourquoi s’intéresser en général aux compétences transversales en 2021 ? Qu’est ce qui a changé dans le monde moderne ces dernières années et qui rend cette notion incontournable ?
Une première réponse tient au constat (et c’est particulièrement vrai dans un environnement « high-tech » comme les Télécommunications) de la complexification croissante des situations professionnelles. Il y aurait un lien incontestable entre complexification du travail, diffusion des technologies numériques et essor des compétences transverses !

Se basant tout d’abord sur un état de l’art de ce concept, en France et à l’international, et ensuite sur une analyse des pratiques actuelles des entreprises du secteur autour des compétences transverses, cette étude tente d’apporter quelques éléments de réponse à la question des compétences transverses fondamentales pour demain.

>>> Consultez le Rapport Les compétences transversales fondamentales pour l'évolution du secteur des Télécommunications et des nouveaux métiers émergents :

Evolution de l’environnement des métiers des télécommunications liée à l’intégration des technologies émergentes du numérique, impacts sur le poste de travail et les gestes métiers

Phase 2 de l’étude sur l’évolution de l’environnement des métiers des télécommunications rédigée par Athling & Sopra Steria Next

Partant d’une sélection des principaux cas d’usage détaillés dans la pré-étude réalisée par Arthur D. Little, ce rapport réalise un portrait pour tous les métiers impactés et explique, en quoi les tendances d’évolution analysées dans les cas d’usage « déforment » les activités et les compétences ; il permet également d’apporter une conclusion générale sur les scénarios d’évolutions technologiques tels qu’ils se dégagent et sur les points à retenir quant à l’évolution de l’environnement des métiers des télécommunications à l’horizon 2020-22.

>>> Consultez le Rapport d'étude sur l'Evolution de l'environnement des métiers des télécommunications liées à l'intégration des technologies émergentes du numérique :

Note sur le métier des comédiens de doublage à l'heure de l'IA

L’Observatoire des métiers de la culture et des médias à l’heure de l’IA, lancé par Audiens, l’Afdas et le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), en mai dernier, publie sa deuxième note de conjoncture.

Elle questionne les premiers effets de l’intelligence artificielle (IA) sur l’emploi et l’exercice du métier de comédien de doublage.

Le rôle d'un comédien de doublage : interpréter, par sa voix, un personnage joué par un comédien dans la version originale (prises de vues réelles), un personnage animé (animation, jeu vidéo), ou encore un personnage ou un narrateur non présent à l’écran (voix off).

>>> Lire aussi la première note de conjoncture : Impact de l’IA sur le métier de storyboarder

Un métier dont l’activité est en léger recul

Depuis deux ans, la filière du doublage accuse un recul lié à la conjoncture. La production de séries par les plateformes de streaming a diminué, tout comme la diffusion d’œuvres étrangères nécessitant un doublage. Résultat : moins de contenus à doubler, et donc un impact conjoncturel sur l’emploi des comédiens.

L’IA encore loin de remplacer les comédiens

Des outils capables de générer des voix existent déjà, mais ils restent trop mécaniques pour concurrencer le jeu d’un acteur, surtout sur les productions premium.

“L’IA n’imite pas encore l’émotion humaine”, explique un professionnel interrogé.

Pour l’heure, l’emploi des comédiens n’est pas directement affecté. Les voix synthétiques sont utilisées davantage pour des contenus simples : documentaires, animations pour enfants ou vidéos en ligne.

Une mutation à moyen terme et des usages différenciés

Le clonage vocal et la traduction automatique pourraient permettre, à terme, des doublages entièrement produits par IA, reproduisant la voix et les intentions d’un acteur. Une évolution qui pourrait fragiliser certains studios français au profit de pays producteurs, notamment les États-Unis.

Les productions à forte exigence artistique — films et séries premium — resteront protégées plus longtemps. Les personnages secondaires et les contenus destinés aux plateformes numériques seront les premiers touchés par l’automatisation. L’acceptation du public, spécifiquement des jeunes spectateurs habitués aux voix synthétiques, sera également déterminante.

L'Observatoire des métiers de la culture et des médias à l'heure de l'IA

Ce travail s’inscrit dans l’Observatoire des métiers de la culture et des médias à l’heure de l’IA. Objectif : suivre l’impact de l’IA sur l’emploi et les métiers dans les filières du cinéma, de l’audiovisuel, des médias et du jeu vidéo. À terme, il pourrait s’élargir à d’autres secteurs, comme la musique.

>>> Consultez la note de conjoncture sur le métier de comédien de doublage :

Étude prospective sur l’emploi et les compétences en région Normandie

Dans un contexte de profondes mutations économiques, technologiques et sociétales, l’Afdas et la DREETS Normandie ont réalisé une étude prospective sur l’évolution des besoins en emploi et en compétences des professionnels des secteurs relevant de l’Afdas* en région Normandie. Cette étude a été conduite avec l’appui du cabinet Olecio.

Quels enjeux pour les secteurs relevant de l’Afdas en Normandie ?

Les transitions numériques, environnementales et sociétales transforment en profondeur l’organisation du travail et l’exercice des métiers. L’émergence de l’intelligence artificielle, l’évolution des attentes des publics, l’accélération de la transition écologique et les conséquences durables de la crise sanitaire fragilisent des secteurs déjà soumis à de fortes évolutions structurelles.

Ces mutations interrogent directement :

  • l’employabilité des professionnels (CDI, CDD, CDDU, piges, artistes-auteurs, intermittents du spectacle, travailleurs saisonniers, sportifs…),

  • la capacité des entreprises à anticiper leurs besoins de compétences,

  • et la nécessité de concevoir des parcours de formation adaptés.

Une démarche collaborative et prospective

L’étude a pour objectif de mieux comprendre les besoins réels des entreprises et des salariés en Normandie, en s’appuyant sur une approche intersectorielle. Elle permet de :

  • établir une vision objective et précise de l’activité et de l’emploi,

  • identifier les impacts des transitions en cours sur les métiers,

  • recenser les besoins en formation et en montée en compétences,

  • explorer des pistes de mobilité professionnelle entre branches.

Vers des actions concrètes pour demain

Les résultats de cette étude prospective ouvrent la voie à plusieurs actions prioritaires :

  • Favoriser les mobilités intersectorielles des métiers transverses
    Les compétences en administration, communication, RH ou accueil sont présentes dans tous les secteurs. La polyvalence et les mobilités intersectorielles pourraient contribuer à répondre aux besoins en recrutement, notamment sur des postes à temps partiel.

  • Développer les compétences transverses stratégiques
    Communication, gestion de projet, développement de mécénat… Ces compétences clés renforcent l’employabilité des professionnels et soutiennent l’activité des structures. Leur développement, via des formations mutualisées, faciliterait également les échanges et le partage de bonnes pratiques entre secteurs.

  • Initier les échanges intersectoriels autour des transitions
    Des rencontres territoriales entre professionnels permettraient de croiser les expériences et d’encourager la mutualisation de solutions face aux défis numériques et écologiques.

  • Privilégier la diversification des activités
    La co-création de services et d’expériences entre structures renforcerait leur dynamisme économique tout en répondant aux attentes des publics.

* Secteurs de la culture, des industries créatives, des médias, de la communication, des télécommunications, du sport, du tourisme, des loisirs et du divertissement.

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>>> Consultez l’étude prospective et sa synthèse sur l’emploi et les compétences en Normandie :

 

Fresque des métiers : Comment se montent des concerts de variété française ?

De la création à la tournée : comment se montent des concerts de variété française ?

Quelles sont les étapes de création du live, de l’écriture du spectacle jusqu’au premier lever de rideau et quels métiers interviennent dans ce processus de travail ?


Lors de cette aventure collective unique, une centaine de professionnels vont intervenir, apportant leur savoir-faire en travaillant côte à côte de longs mois.

C’est aussi le résultat de la collaboration du producteur, des diffuseurs, des lieux accueillants et des prestataires techniques.

Fresque des métiers : Comment se monte un spectacle ?

Comment se monte un spectacle de la Comédie-Française ?

De la première lecture à la répétition générale (dite ici « couturière »), de la conception du décor aux derniers raccords costumes, un spectacle naît grâce à la collaboration étroite d’une multitude de métiers. Quels sont les rouages de cette fabrique du théâtre ?

Quelles sont les grandes étapes de création d’un spectacle à la Comédie-Française, et quels professionnels œuvrent dans l’ombre pour que le rideau puisse se lever ?

Note sur le métier des storyboarders à l'heure de l'IA

L’Observatoire des métiers de la culture et des médias à l’heure de l’IA, lancé par Audiens, l’Afdas et le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), publie sa première note de conjoncture à l’occasion du Festival de Cannes. Elle se penche sur un métier emblématique du secteur de l’animation : celui de storyboarder, et questionne les premiers effets de l’intelligence artificielle (IA) sur l’emploi et l’exercice de cette profession.

Un métier annoncé comme particulièrement exposé à l’IA

Dès le lancement de l’étude, le métier de storyboarder a été identifié comme l’un des plus sensibles à l’émergence d’outils d’intelligence artificielle générative, capables de produire des images ou d'assister dans la mise en scène visuelle. Mais les données d’emploi viennent tempérer ces hypothèses : aucun impact net, ni positif ni négatif, n’est à ce jour observable. Au contraire, les effectifs de storyboarders ont légèrement augmenté ces dernières années, y compris en 2024, malgré un contexte économique tendu dans le secteur de l’animation.

Un métier technique, mais avant tout créatif

Les nombreux entretiens menés dans le cadre de cette note de conjoncture, tant auprès de professionnels storyboarders que de studios d’animation, ont mis en lumière une réalité partagée : le storyboarder est bien plus qu’un technicien. Il ou elle est un acteur central dans la mise en scène d’un film ou d’un programme, en étroite collaboration avec le réalisateur. La dimension artistique et narrative du métier, les allers-retours créatifs constants, mais aussi la compréhension fine du rythme, des cadrages ou des intentions de jeu ne sauraient, à ce jour, être pleinement substitués par une IA.

>>> Lire aussi : Impacts de l'IA générative dans le journalisme audiovisuel

Vers une possible polarisation du secteur

Si l’impact de l’IA semble encore limité aujourd’hui, la note adopte également une approche prospective. Avec le perfectionnement des outils d’IA, le secteur de l’animation pourrait évoluer vers une polarisation :

  • D’un côté, des studios valorisant la créativité et les projets originaux, dans lesquels les storyboarders conserveraient leur rôle clé ;
  • De l’autre, des structures orientées vers des productions plus standardisées (notamment pour les plateformes numériques), où le métier pourrait se recentrer sur des fonctions de supervision plutôt que de création pure.

Un nouvel observatoire pour mieux comprendre les mutations à venir

Ce travail s’inscrit dans une dynamique plus large : l’Observatoire des métiers de la culture et des médias à l’heure de l’IA a vocation à suivre l’impact de l’IA sur l’emploi et les métiers dans les filières du cinéma, de l’audiovisuel, des médias et du jeu vidéo. À terme, il pourrait s’élargir à d’autres secteurs, comme la musique.

>>> Retrouvez le communiqué de presse d’Audiens, l’Afdas et le CNC sur la création de l’Observatoire des métiers de la culture et des médias à l’heure de l’IA.

L’observatoire publiera chaque trimestre une note de conjoncture centrée sur une famille de métiers. La prochaine portera sur le métier de doubleur.

>>> Consultez la note de conjoncture sur le métier de storyboarder :

Presse d'information générale : marque employeur

Etude pour le développement de la marque employeur dans le secteur de la presse d'information générale.

L’étude sur le développement de la marque employeur mandatée par l’Alliance de la presse d’information générale, avec l’appui technique de l’Afdas et réalisée par Paradoxe Conseils a permis de démontrer que les entreprises dans le secteur de la presse d’information générale s’approprient de plus en plus ce sujet.

En effet, 30% des entreprises ont déjà engagé des actions en la matière et 40% souhaitent s’y engager ; 68% des salariés souhaitent poursuivre leur carrière dans les entreprises de ce secteur si 73% recommandent de les rejoindre.

Quels résultats sur la marque employeur dans le secteur de la presse d’information générale ?

  • Le secteur de la presse d'information générale bénéficie d’une image globale positive surtout sur le rôle éditorial de ces entreprises par le biais de la notoriété des titres de presse et de leurs valeurs reconnues.
  • En tant qu’employeurs, leur visibilité reste limitée car la communication est majoritairement axée sur les publications plutôt que sur l’attractivité des métiers et des opportunités professionnelles. Lorsqu’elle existe, cette communication reste souvent conventionnelle et ne valorise pas suffisamment la diversité des métiers, l’évolution des compétences et les parcours professionnels ; particulièrement pour la presse locale, notamment la Presse Hebdomadaire Régionale (PHR).
  • Les entreprises du secteur de la presse d'information générale s’emparent de plus en plus du sujet de la marque employeur.  Leurs objectifs : accroître leur visibilité auprès des candidats potentiels, favoriser la fidélisation des salariés et maintenir l'engagement des équipes dans des contextes de changements ou d'ancienneté importante.
  • De nombreuses actions RH contribue à la marque employeur, même sans cette désignation formelle. Par exemple : 46% des entreprises interrogées déploient des efforts pour présenter leurs opportunités dans les établissements d'enseignement. Les processus de recrutement ont globalement été améliorés mais l'intégration des nouveaux salariés représente encore un axe de progression. Pour la fidélisation, divers leviers valorisés par les employés sont mobilisables, incluant la rémunération, les conditions de travail, le développement des compétences et l'engagement social et environnemental.

Face à ces constats, l’étude identifie 4 axes de progression correspondant à plusieurs recommandations.  

  1. Engager plus largement les entreprises sur la marque employeur
  2. Renforcer la visibilité du secteur en tant qu’employeur
  3. Renforcer l’attractivité des entreprises du secteur
  4. Renforcer la capacité de fidélisation et d’engagement des salariés dans les entreprises du secteur

>>> Consultez le rapport et la synthèse de l'étude pour le développement de la marque employeur dans le secteur la presse d’information générale.

Revue documentaire de la branche professionnelle des télécoms

Télécoms : quelles perspectives pour les métiers de la branche ?

Les transformations technologiques et numériques, l'intensification de la concurrence, la croissance des enjeux sociétaux et environnementaux entraînent des mutations des métiers, compétences et besoins en formation dans le secteur des télécommunications.

La revue documentaire des télécoms explore ces évolutions.

  • Un secteur en croissance, mais sous tension

La montée en puissance des usages numériques s’est accompagnée du déploiement de la fibre optique, de la 5G, des Réseaux Locaux d’Équipements Connectés (RELEC) et des datacenters, entrainant une croissance stable des chiffres d’affaires des principaux opérateurs (+2 % par an depuis 2021), après une décennie de recul. Les revenus de la téléphonie mobile ont progressé de 4 % en 2022. La fibre suit cette tendance puisque 3 foyers sur 5 étaient raccordés en fibre optique en 2022.

La branche professionnelle compte près de 89 000 salariés, dont la moitié en Ile-de-France. 70 % de ces salariés, au niveau national, sont des ingénieurs et cadres.  Pour l’ensemble des métiers, la répartition des effectifs par domaine indique que 48 % des salariés se trouvent dans le domaine technique contre 33% dans le domaine commercial et 19 % dans les fonctions “support”. La stabilité de l’emploi est notable : 98 % des salariés sont en CDI et 85 % travaillent depuis au moins quatre ans dans la même entreprise.

  • Les mutations des métiers et des compétences liées aux enjeux technologiques mais aussi environnementaux

Le déploiement de la fibre optique s’accompagne du décommissionnement progressif du cuivre, exigeant une gestion des compétences pour le démantèlement et le recyclage des infrastructures. L’essor de la 5G, avec 11 % du parc de cartes SIM, nécessite de recruter et former des profils de plus en plus spécialisés, en particulier en ce qui concerne la gestion énergétique, la cybersécurité, l’urbanisation des infrastructures ou encore l’ingénierie des réseaux.

Les entreprises s’intéressent de plus en plus aux enjeux environnementaux. De ce fait, des compétences liées à l’écoconception, à l’économie circulaire ou à la gestion énergétique sont davantage requises. En complément des compétences techniques, les entreprises recherchent aussi des compétences managériales et associées à une culture du numérique responsable, accompagnées des « soft skills » (autonomie, adaptabilité, relation client).

Dans ce contexte, les métiers émergents sont ceux des techniciens datacenter, responsables Green IT, analystes climat, ou encore ambassadeurs du cuivre. Simultanément, la finalisation des grands chantiers appelle à la mise en place de passerelles vers ces métiers en forte demande ou vers des fonctions de maintenance.

>>> Pour aller plus loin, consultez l’étude sur les marchés émergents des infrastructures numériques à horizon 2030 et la nouvelle cartographie des métiers des infrastructures numériques

  • Formation et attractivité : des leviers stratégiques

En consolidant l’ensemble des besoins en emplois, on observe un taux de croissance annuel moyen de l’ordre de 5% des besoins entre 2022 et 2030, soit la création de plus de 33 000 emplois dans les infrastructures numériques. Pour répondre à ces nouveaux besoins de recrutement, les entreprises mettent en œuvre des actions de promotion des télécoms et des métiers associés dont les cibles prioritaires sont les femmes et les jeunes.

La formation est elle aussi un levier stratégique. Elle a d’ailleurs déjà tendance à s’enrichir dans le domaine de la 5G. Reste à explorer les opportunités d’emploi et de développement des compétences et formations dans les domaines des datacenters, des réseaux locaux privés (par exemple, ceux des industries) ou des équipements connectés des réseaux territoriaux de transport, de stationnement ou encore de gestion de l’éclairage public.

Cette action s’inscrit dans le cadre de l’EDEC (Engagement de Développement de l’Emploi et des Compétences) intersectoriel Afdas. Il a  été signé par le ministère du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles, le ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, le ministère de la Culture, les 31 branches professionnelles des secteurs de la culture, des industries créatives, des médias, de la communication, des télécommunications, du sport, du tourisme, des loisirs et du divertissement et par l’Afdas, afin d’accompagner les branches professionnelles et répondre à leurs enjeux de maintien et de développement des compétences des entreprises et des salariés.

gvt

>>> Consultez la revue documentaire des télécoms