Rapport Emploi-Formation dans le Sport 2025

La branche du sport poursuit sa croissance et fait face à des enjeux d’attractivité

Réalisé par les cabinets Quadrat Etudes, Pluricité et le CDES, avec le soutien de l’Afdas, la dernière étude emploi-formation de la branche professionnelle du sport confirme le dynamisme du secteur, tout en mettant en évidence des défis persistants en matière d’emploi et de fidélisation.

Une croissance stabilisée

La branche compte 35 020 structures employeurs en 2024, un nombre qui a doublé en dix ans. Après une phase d’expansion rapide, la croissance se stabilise. Le secteur reste majoritairement associatif, même si les activités marchandes se développent.

Avec près de 10 milliards d’euros de poids économique, le modèle repose principalement sur l’autofinancement, complété par des financements publics et privés en diversification.

Un emploi dynamique et fragmenté

L’emploi poursuit sa progression avec 184 270 salariés en emploi principal en 2024 (+5,5 % par an en moyenne depuis 2014).

Le marché du travail reste toutefois marqué par :

  • une pluriactivité importante,
  • un recours encore élevé aux CDD (25 %),
  • une part significative de temps partiel (28 %).

La branche se caractérise également par une forte rotation des effectifs (turnover de 28 %).

Une forte présence des jeunes et un enjeu de fidélisation

Les moins de 25 ans représentent 29 % des salariés, confirmant l’attractivité du secteur. Toutefois, la stabilisation des parcours reste un enjeu clé, avec une ancienneté moyenne relativement faible.

Une formation très développée, portée par l’alternance

La formation joue un rôle central :

  • 29 % des salariés formés en 2024,
  • près de 24 800 alternants, soit 12,7 % des effectifs.

Les formations concernent principalement les activités sportives, la sécurité et les fonctions transverses.

Des tensions de recrutement et des enjeux sociaux

Plus de la moitié des structures rencontrent des difficultés de recrutement, notamment sur les métiers d’encadrement sportif.

La branche reste également confrontée à :

  • une féminisation limitée (34 %),
  • des écarts de rémunération,
  • et des conditions de travail spécifiques (horaires atypiques, pénibilité).

Après une forte croissance, la branche du sport entre dans une phase de consolidation, avec des priorités centrées sur l’attractivité des métiers, la qualité de l’emploi et la sécurisation des parcours professionnels.

>>> Consultez le rapport, la synthèse et les fiches régionales de l'étude emploi-formation 2025 dans la branche du Sport :