2018 - Rapport de la branche professionnelle du Sport

Le rapport de la branche professionnelle du Sport

 

La branche du sport connaît une forte croissance

 

En 2014, on recense près de 81 000 emplois principaux dans la branche. La branche se caractérise par une hausse significative du nombre de salariés sur les dernières années. Entre 2000 et 2014, on comptabilise 1,5 fois plus de salariés dans la branche.

Près de 60% des salariés intervenant à titre d’emploi principal dans la branche évoluent sur le coeur de métier en tant que moniteur ou éducateur sportif, ce qui représente près de 46 000 emplois. Parmi eux, le nombre de sportifs professionnels est estimé à environ 7 000.

Les salariés de la branche se distinguent par un profil nettement plus jeune que dans l’ensemble des activités tertiaires. Les moins de 30 ans représentent en effet plus de 40% des salariés (contre moins du tiers dans l’ensemble des activités tertiaires). Ils interviennent principalement dans les métiers de l’animation et l’encadrement des activités physiques et sportives, alors que les classes d’âge supérieures sont davantage représentées dans les deux autres familles de métiers (administration et développement, support technique et soins).

 

À l’avenir, la croissance de l’emploi dans la branche se poursuivrait, mais les structures évolueraient dans un contexte plus complexe, posant des enjeux spécifiques de gestion RH

 

L’analyse prospective souligne la prédominance des facteurs favorables au maintien de la croissance de l’emploi sportif, en particulier : diffusion et diversification des modes de pratique dans la société, croissance de la pratique, à la fois extensive (de nouveaux pratiquants) et intensive (une pratique sportive en moyenne plus soutenue), maintien d’un niveau de croissance significatif des dépenses des ménages dans les services liés au sport. La progression de l’emploi dans la branche du sport, largement dynamisée au cours des dernières années par un effet de constitution de la branche, serait toutefois mécaniquement modérée à moyen terme par l’amoindrissement de cet effet. D’autres facteurs apparaissent également de nature à minorer les perspectives de croissance de l’activité et contenir la progression de l’emploi dans la branche (moindre dynamique de l’investissement public dans les équipements de proximité, hausse des contraintes financières des collectivités locales, caractère erratique et donc assez fragile de la trajectoire des dépenses des ménages dans le sport…).

Le rapprochement entre ces différents éléments conduit, dans un exercice de modélisation reposant sur un scénario tendanciel, à une projection de l’emploi à 95 300 salariés (hors emplois annexes) en 2020, soit une progression de l’ordre de 2 050 salariés par année (+2,5% en rythme annuel moyen). Ces perspectives plutôt favorables seraient globalement maintenues à un horizon de plus long terme, le calendrier des grands évènements sportifs (Paris 2024…) permettant d’entretenir la dynamique des activités et de l’emploi.

Parallèlement, le mouvement de professionnalisation de la branche se poursuivrait sous l’effet de plusieurs facteurs. La nécessité pour les opérateurs de la branche de faire évoluer la structuration de leur offre (diversification des activités pour répondre à une demande plus variée…), les exigences accrues de l’exercice de l’activité (réglementation liée à la sécurité des publics plus contraignante, intégration des équipements connectés aux pratiques d’encadrement…) et certaines tendances sociétales (moindre appétence pour l’engagement bénévole…) devraient contribuer à accroître la propension des opérateurs à recruter du personnel salarié. Sur le long terme, la part des bénévoles dans les structures de la branche devrait ainsi se réduire.

 

Lien vers l’étude et la synthèse